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« N’ayant pas à développer sa propre pensée, mais à exprimer celle d’un autre, le traducteur concentre toute son attention sur les moyens de l’expression et acquiert par là un sens aigu de la forme. Il en retire un grand bénéfice lorsqu’il en vient à exprimer ensuite sa propre pensée. »

 

Billeter, J-François, Etudes sur Tchouang-Tseu

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Dans Études sur Tchouang-Tseu, p. 224, Ed. Allia, Jean-François Billeter évoque Arthur Waley (Notes on translation) :

« Waley observe que si le traducteur veut donner à sa traduction l’allure et l’énergie de l’original, il ne peut pas se contenter de « laisser parler le texte ». Il faut qu’il parle lui-même. Et quand le traducteur parle lui-même à travers sa traduction, dit Waley, il joue un rôle comparable à celui de l’interprète en musique. Waley propose un rapprochement fécond -  car que fait l’interprète en musique ? Il déchiffre la partition, il l’explore aussi exactement et complètement que possible, puis rassemble tout ce qu’il y a trouvé pour lui donner vie dans son exécution. Toute bonne traduction est, en ce sens-là, une interprétation réussie. »

 

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